Parfois en ville

Il y a le vide

Le vide qui vide

Qui rend avide

Et invalide

Et qui évide 

Toutes les envies. 

Le vide d'une vie

Qui se dévide

Une vie à vif

Une vie qui vrille 

Une vie sans âme 

Et sans amis

Une vie sans flamme

Et sans famille. 

 

Dans le silence 

De toute absence 

Dans l'abstinence

De toute confiance

Et l'espérance 

En décadence 

Y'a plus qu'l'inconsistance 

D'une existence

Sans substance 

Privée de sens 

Sans réjouissances. 

Somnolence

Et déliquescence

 

Les solitaires qui se terrent 

Et qui s'enferment

Et qui s'enterrent 

Sont atterrés par leur état 

Ils errent sur cette terre

Comme dans un cimetière

Se sentant seuls 

Avec le coeur qui les serre 

Comme un étau qui se resserre 

 

Où sont les détecteurs de détresse?

Qu'on pointerait avec hardiesse 

Dans la rue sur toutes les fesses

Et qui biperait sur les faiblesses. 

Alors, tout en délicatesse 

On donnerait d'la gentillesse

Pour faire fleurir la tendresse

Et les sourires qui caressent 

Pour la vieillesse

Pour la jeunesse

Pour tous ceux dans la tristesse

Dans la rudesse un peu d'richesse. 

 

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