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écrire pour survivre
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1 décembre 2016

A Saint Julien... Poème pour un concert

 

La belle abbatiale s'est emplie petit à petit 

Et tous, bien sagement se sont assis et blottis. 

L'obscurité soudain enveloppe l'assistance.   

Notre chef, silencieux, dans la nef s'avance.  

Alors nos voix s'élèvent depuis les bas-côtés 

Et transportent vers la voute un Alléluia ailé

Qui saisit le coeur et suspend l'instant présent. 

Dans l'ombre, des yeux embués écoutent intensément. 

 

Dans la lueur qui naît, nous fredonnons bouche close

Et vers la croisée du transept nous glissons en osmose.

Bientôt se murmure un chant aussi léger qu'une brise,

Un souffle qui ondule et envoûte les âmes éprises.

Puis l'hymne marial empli de la douceur exaltée d'une prière,

Vient honorer la puissance et l'amour infini d'une mère.

 

La lumineuse ambiance varie et se décline en plusieurs tons 

Pour accompagner la musique créée par nos corps à l'unisson.

Embrassant tout de son dôme céleste, scintille le crépuscule,   

Nous offrant sa douce protection en un somptueux Ohtul. 

Puis le voyage nous pousse sur la mer en vagues déferlantes 

Qui nous entrainent dans le sillage d'une houle oscillante.

Et nous voilà bientôt dans un mystérieux bois énigmatique

A la fois insouciant et inquiétant, tout un univers onirique. 

Mais décidément la nuit est trop belle et mérite le recueillement 

Où seule luit une unique flamme dans le noir firmament. 

 

Dans le calme fait alors irruption un extravagant poëte 

Qui déclame avec énergie un texte sans queue ni tête 

Gadji explose, plein d'audace, de liberté, de folie, 

Avant d'accueillir à nouveau le silence délicat de la nuit. 

Mais l'interlude nocturne est de courte durée 

Car les musiciens se mettent à tambouriner

Avant de céder la place au flamboyant hommage

A la fois puissant et feutré, splendide témoignage. 

 

Vient ensuite le bruissement de la subtile délicatesse

D'une déclaration d'amour pleine de tendresse. 

Quand tout à coup, à pas de loup, les hommes s'en vont, 

Le choeur vibrant des femmes loue les divines bénédictions.

Et lorsque enfin tous se réunissent autour des percussionnistes, 

Un feu de joie embrase et dynamise tous les choristes.

La vitalité et l'ardeur nous animent en un Salve Regina grandiose, 

Ouragan de passion et d'allégresse qui éclate en apothéose.

A la vitalité succède la cristalline beauté des coupes vibrantes 

Et toute la subtilité de la grâce d'une pluie d'étoiles scintillantes.

Nous saluons, heureux et fourbus, avant de nous soutenir, enlacés, 

Et de laisser s'envoler au dessus des falaises, l'oiseau de la liberté.  

 

 

Chabrier

 

 

 

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  • Mon expérience, mon aventure... textes et photos de l'auteure, à part les plus anciennes , jusqu'à ce que je réalise que j'avais envie d'illustrer mes écrits avec mes propres clichés. Je m'appelle Solemum car Soledad était déjà pris...
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