Plouf
La mer,
Ou l'océan, peu importe quand on l'aime.
Sa force et sa beauté pour moi irrésistibles,
Qu'elle soit doux bercement dans la chaude lumière,
Ou déchainement bruyant dans le vent puissant,
La mer est comme une amie vers qui toujours je reviens.
Fidèle et conquise, elle apaise mes tourments,
Ou réveille mes élans de son souffle parfumé et violent,
Elle est belle à en mourir, elle sait parler
A l'oreille et au coeur en même temps.
Elle est comme un tapis, volant vers le ciel,
Miroir de la voute, reflet de l'infini.
Je ne peux pas lui tourner le dos,
Je ne peux que la contempler, muette et comblée,
Elle me manque quand j'en suis éloignée,
Je veux vivre et mourir à ses côtés.
Elle est ma mère, car elle m'accueille toujours,
Sans jamais me rejeter ni me trahir.
Pourtant, il ne me tente pas de l'affronter
En son coeur, au milieu de ses rouleaux.
Je l'aime s'échouant sur le sable,
Ou frappant sur les rochers,
Quand elle me montre sa force sans m'engloutir,
Quand je m'y glisse avec volupté, sans frémir,
Elle m'entoure, m'embrasse de sa fraicheur,
Elle me rend neuve, elle me ravive,
Grâce à elle, je respire et je vis.
Elle me manque ma mer, si bleue, si belle,
Sa musique ne chante plus à mes oreilles,
Le vent souffle et n'apporte aucune effluve,
Son évocation rouvre une fêlure en mon coeur,
Sa douceur et son rythme ne bercent plus mes heures.
Nostalgie, vague à l'âme, la mer est en moi, je l'entend,
Mouvante frontière qui danse dans la lumière d'antan,
Mon présent, privé d'elle, perd de sa saveur.
Un jour je la retrouverai, elle, toujours vibrante,
Qui me survivra, puissante, belle et sans peur,
Beauté transformée en eau, éclat du ciel, fille du vent,
Fascinante pour presque tous, ceux qui l'aiment
Et la respectent, comme moi, la mer avec un grand M.
