Quand j'étais jeune, je ne savais pas ce que je voulais faire de ma vie et l'obligation de s'orienter très vite dans une branche professionnelle m'a toujours angoissée, car je ne savais pas , je n'avais pas de passion professionnelle.

Quelle était ma voie ? Je n'en avais aucune idée. J'ai choisi de faire des éudes d'espagnol car c'est une langue que j'aimais beaucoup et pour laquelle j'avais une certaine facilité . Mais en avançant à l'université, il me fallait préciser ma direction vers un métier concret , or je ne me voyais surtout pas professeur .

Alors que faire ? j'ai manqué d'imagination et j'ai fait comme ma maman, infirmière . Je suis altruiste et j'aime m'occuper des autres mais ce n'est pas le milieu qui me convient . En fait, je crois que je gagne ma vie et qu'aucun milieu , vraiment ne me passionne . 

Mes parents, plus ou moins désespérés , m'avaient demandé ce que j'aimerais faire de ma vie et en fait , je leur avais répondu que j'aimerais rester chez moi et écrire, oui, écrire des livres . J'ai dit ça très sincèrement , et sans avoir jamais écrit la moindre ligne . Mes parents ont pensé que rester chez moi n'était pas la meilleure option pour avoir une vie sociale et épanouissante et ils avaient sans doute raison. 

Mais je suis frappée de me remémorer mes paroles, prononcées à l'âge de 18 ou 20 ans et qui exprimaient vraiment le fond de ma nature . Oui c'est ce que j'ai toujours voulu , au fin fond de moi : écrire . Je suis loin d'écrire le moindre livre mais je sais que je le ferai, tôt ou tard , c'est mon destin. Poil aux mains . 

 

Jolis chiottes

 

Se regarder bien en face, dans le miroir de son âme, sans maquillage ni faux-semblant, sans illusion ni gant, et se dire :"Ma vieille, ta foutue vie, c'est toi qui la décides et qui la construis. A chaque jour suffit sa brique. Ecoute ce qu'on te dit, entends les conseils et les idées , mais surtout, surtout, réfléchis par toi-même et fais juste ce qui te plait, dans la mesure du possible ."

Photo: Joli chiotte de Montréal